L’intérêt pour la démarche de participation citoyenne Réinventer la ville et le nouveau Bureau de reconstruction du centre-ville de Lac-Mégantic ne faiblit pas. Le Bureau a participé à deux événements majeurs en moins de deux semaines, où le projet méganticois a obtenu une bonne visibilité et suscité beaucoup d’intérêt positif.

Réseau des villes francophones

Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique
Dans le cadre du rendez-vous de fondation du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique, qui s’est tenu à Québec à la fin octobre, le directeur du Bureau, Stéphane Lavallée, a présenté une conférence qui situe la démarche citoyenne dans un contexte philanthropique. Ainsi, les participants ont été amenés à saisir l’importance de la contribution bénévole des citoyens pour préparer, réussir et animer la reconstruction du centre-ville.

« On ne pense pas souvent à l’implication citoyenne dans une perspective philanthropique, mais cela en est, dit Stéphane Lavallée. Généralement, la philanthropie est associée aux gens qui donnent de l’argent, mais le don de temps est tout aussi important, et parfois davantage dans certaines situations. C’est l’angle que j’ai eu le plaisir de présenter dans le cadre de cet événement. »

Lors d’un atelier intitulé « La culture philanthropique au cœur de la ville », M. Lavallée a expliqué comment les bénéficiaires d’une aide extérieure, victimes à différents degrés de la tragédie ferroviaire, sont devenus des contributeurs actifs dans le projet de reconstruction. Il a raconté la démarche Réinventer la ville jusqu’à maintenant, et ses résultats concrets.

« Ici, chez nous, on est parfois très critiques par rapport à ce qui est accompli, ajoute le directeur du Bureau. Pourtant, quand on prend un peu de recul, on s’aperçoit que les Méganticois ont réalisé un tour de force en concevant un plan de reconstruction en moins de deux ans. Tout n’est peut-être pas parfait, mais c’est un chantier énorme qui a été réalisé. Partout au Québec et même à l’étranger, l’intérêt est très grand. »

Sur cette tribune au Réseau des villes francophones et francophiles, se trouvait également le maire de Shawinigan, Michel Angers. Sa municipalité a aussi misé à fond sur la participation des citoyens pour revitaliser la communauté. Jadis la ville canadienne ayant le plus haut taux de chômage, Shawinigan est aujourd’hui un exemple de relance et de diversification économique grâce au lancement de nombreuses initiatives, dans tous les secteurs d’activités.

Sommet sur la culture philanthropique
Le Bureau de reconstruction a aussi été invité au Sommet sur la culture philanthropique, qui se tenait les 10 et 11 novembre à Montréal. Le directeur du Bureau y animait un panel sur l’engagement philanthropique des organisations, qui mettait l’emphase sur les actions innovantes. Le panel regroupait des invités du monde universitaire, du monde des affaires et du secteur sportif (Fondation des Canadiens de Montréal pour l’enfance). Le Sommet regroupait plus de 400 participants.

« Dans un cas comme celui-là, on nous demande de mettre notre expertise au service des panelistes et des participants dans la salle, pour les amener à interagir, dit Stéphane Lavallée. En même temps, il s’agit pour le Bureau de reconstruction d’une occasion de réseautage bénéfique. »